MUTANT AND PROUD
 
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 Marah Darshkov

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I need you right now
I love you, I never stopped loving you, but you and I this is not possible. All the people I love disappear and I do not want you to be the next.

Je suis arrivé à San Diego le : 13/08/2015 et j’ai déjà envoyé plus de : 845 SOS. J’ai gagné : 2195 et j'ai le pouvoir de : D'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées et la faculté de voir à travers les yeux de mes proches.

Explications détaillé: une fois dans la tête de la personne je peux :
- modifier leurs émotions, les amplifier comme les « calmer » le contact physique m’aide, mais n'est pas nécessaire.
- Je peux me "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce que je ressens, jouer avec les émotions, voir à travers ses yeux (mais cela marche uniquement avec les personnes dont je suis extrêmement lié.)
- Avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions.
- Et plus récemment, depuis ma sortie de Scientiq Lab en janvier dernier il m’arrive en cas de forte anxiété, panique de voir à travers les yeux de mes proches.



MessageSujet: Marah Darshkov   Lun 10 Juil - 11:21

   
Marah Darshkov

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Age : 27 ans  (13 Mars 1991) Caractère : protectrice, méfiante, observatrice, prudente, passionnée, courageuse, arrogante, mystérieuse, calme.  "Statut matrimonial" : Célibataire mais son coeur est pris Famille : Roman, son frère jumeau,
son petit frère qu'elle aime inconditionnellement. Katarina et Erik Darshkov quant à eux sont définitivement mort à ses yeux. Jordan sa meilleure amie d'enfance.
Peggy Evans sa mère de substitution ainsi que l'équipe de Caesar au complet.
Anthelme son ex.Capacité hors-norme : D'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées.

Une fois dans la tête de la personne je peux :

- modifier leurs émotions, les amplifier comme les « calmer » le contact physique m’aide, mais n'est pas nécessaire.
- Je peux me "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce que je ressens, jouer avec les émotions.
- Avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions.
Et plus récemment, depuis ma sortie de Scientiq Lab en janvier dernier il m’arrive de voir à travers les yeux de la personne (mais cela marche uniquement avec les personnes dont je suis extrêmement lié.)

Avatar : Elizabeth Olsen crédit avatar : Groupe : Protector of the futur


⎔ Question 01. En quoi consiste votre pouvoir ? + Expliquez ses effets secondaires: J’ai actuellement le pouvoir d'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées et la télékinésie que je ne maîtrise pas encore.
Explications détaillées: une fois dans la tête de la personne je peux :
- modifier leurs émotions, les amplifier comme les « calmer » le contact physique m’aide, mais n'est pas nécessaire.
- Je peux me "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce que je ressens, jouer avec les émotions, voir à travers ses yeux (mais cela marche uniquement avec les personnes dont je suis extrêmement lié.)
- Avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions.

Pour ce qui est de mes faiblesses : lorsque mon champ d'action se voit augmenté et que j’use de mon pouvoir à un haut degré je suis affublée de crise apparentée à de l'épilepsie : tremblements violents, perte de contrôle, mal de crâne, saignement de nez. Je peux également me projeter dans une de mes "illusions" - en général je revis une partie de m'a passé à Scientiq Lab alors que j’étais retenue prisonnière. Seul, des médocs peuvent calmer les crises. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Mon organisme a de plus en plus de mal à gérer les crises.  

⎔ Question 02. Dans quels camps êtes-vous ? et pourquoi ?
Je suis dans le camp de Caesar et Liam Marshall, bien que je me pose de plus en plus de question à son sujet. Depuis ce qu’il m’est arrivée à Washington DC, je ne fais que très rarement confiance aux personnes que je ne connais pas. Liam est mystérieux, aucun de nous- mutants- et presque aucun membre de l’équipe ne l’a encore vu en chair et en os. Les doutes m’assaille, après tout c’est à cause de lui et de Docanov que tout a commencé non ?  Comment pourrions-nous lui faire confiance ?

⎔ Question 03. Avez-vous perdu quelqu'un de proche ?
Oui, j’ai perdu beaucoup de monde : une de mes meilleures amies Charlie, récemment tué par l'SSG, un ami qui était le fiancé de mon amie d’enfance Jordan Larsen assassiné par les agents de la Légion d’Arès et puis… d’une certaine manière j’ai perdu le garçon dont j’étais amoureuse. L’histoire entre nous deux n’a duré qu’un bref instant puisque le jour où on s’avoua enfin nos sentiments nous nous faisions embarquer par l'SSG. Torturé pendant un mois on est ressortie méconnaissable et doucement il a préféré s’éloigner de moi, se rendant à l’évidence qu’il n’était pas prêt à protéger quelqu’un d’autre que lui.  

⎔ Question 04. Avez-vous déjà été capturé par l'SSG (Scientiq Security Genetics ?)
Deux fois. La première à mes 16 ans avec mon jumeau, alors que nos parents nous ont « vendus » à Scientiq Lab. Nous avons été retenus captifs environ 6 mois si ce n’est plus. J’ai mis longtemps à m’en remettre. La deuxième fois il y a quelques mois de ça, fin novembre 2016 où j’ai été retenue tous le mois de décembre avec mes amis à subir toutes sortes d’expériences. J’en ai perdu l’usage de la parole, de mes pouvoirs, plus quelques petites « surprises » comme un rein en moins et des séquelles dues à ma détention : des crises de panique, terreur nocturne, voire même des séquelles physiques.


L'histoire du personnage :



Twins, twins
Il étais une fois deux petits êtres....



En y réfléchissant bien, prétendre être quelqu’un d’autre a toujours été mon lot quotidien. Déjà petite, j’avais conscience d’être différentes par rapport aux autres filles de mon âge, toujours fourré avec mon frère, surprotégé par ma mère. Entouré par notre famille, par nos amis. Qui aurait cru que nous, les jumeaux Darshkov, étions le fruit d’une manipulation génétique ? Le fruit d’une naissance in Vitro. Personne. Hormis nos deux parents, mais plus particulièrement notre mère. Katarina Penn Darshkov, cette femme blonde aux yeux bleus, aimante, protectrice. Employé en tant que directrice des recherches à Scientiq Lab (Washington DC). Rien ne présage que nous allions vivre un enfer. À cause d’elle. Elle, qui posait toujours un regard bienveillant sur nous, ses enfants. Mais ça, c’était auparavant. Avant nos seize ans.

À la fois Mère et femme, mariée à Erik Darshkov. Katarina Darskov, femme charismatique, intelligente, respectée de tous. Mais avec des idéaux douteux qu’elle renforça un peu plus en travaillant auprès d’Adrian Docanov, ce milliardaire, roi de la génétique, fondateur de Scientiq Lab. Un monstre aux multiples facettes, qui l'aida dans son ascension au pouvoir, préférant sa carrière à ses propres enfants, sa propre chair. Moi, Marah Darshkov et mon frère, Roman Darshkov. Des jumeaux. Deux êtres liés à tout jamais, n’ayant qu’un but veillez l’un sur l’autre.

Seize ans, la découverte de nos pouvoirs. De l’incroyable sensation qu’ils procurent, de cette euphorie. Profitez de notre innocence alors qu’on ne se doute pas un instant de ce qui nous attend. On est émerveillé par ce que nous pouvons faire. On découvre nos pouvoirs ensemble. Mon frère et moi. Je suis capable d’entrée dans la tête des gens, de les manipuler, de changer leur perception de la réalité tandis que lui se déplace à la vitesse de la lumière. Moi, je souffre en silence, je suis sujette à des migraines, parfois les symptômes prennent de l'ampleur. Mes mains tremblent, ma vue se trouble, mon rythme cardiaque augmente alors que je risque de perdre rapidement connaissance, m'écroulant à terre.

Et s'il n'y avait que cela, peu à peu je m’en rends compte, le monde est rempli de faux-semblant, les gens autour de moi mentent, délibérément ou non, se font souffrir entre eux. Cela me désole, car je ne peux rien ne dire, rien faire, hormis ignoré ce que je sais, ce que je ressens : leur mal-être et continuer à vivre comme je le peux.

Espoir déchirant, nombre maudit, seize. Seize années. Seize ans, l’âge où nous avons découvert que notre mère biologique nous a « vendus » à son employeur. Seize ans, l’âge, où nous avons découvert qu’en réalité, celle à qui nous tenions le plus, celle qui nous a mis au monde, tenait en réalité plus à son job qu’à nous. Puis la trahison mais également la convoitise de certaines personnes. Seize ans, l’âge ou nous avons perdu notre innocence ou nous avons appris à avoir peur. Seize ans, l’âge où j’ai été torturé, blessé. Poussé à bout. Six mois les plus longs de ma vie, ou j’ai dû prendre sur moi et me protéger psychologiquement pour ne pas sombrer dans la folie. Un nombre incalculable d’expériences. Apprendre à faire abstraction de la douleur, de toutes les émotions qui seraient susceptibles de me faire perdre pied. Pour je ne suis que de la viande alors ils s’amusent à entrer dans mon esprit, me faisant croire à la mort de mon frère. Je hurle, me débats. Le cauchemar continue. Se voir épier en prenant sa douche par un homme aux idées malsaines, qui n’a qu’une chose en tête, poser ses mains sur moi. Tout cela, n’est qu’une partie. Mais ce fut bien assez pour me changer à tout jamais.

C’était en 2007 durant le mois de XXXX, nous avons réussi à nous échapper mon frère et moi grâce à Edwin Freeman un agent double de Liam Marshall et accessoirement le chef de la sécurité de l'SSG. Quelque temps après avoir vécu dans la rue nous avons été recueillis par Caesar MacCarty, un ancien militaire. Nous aidant à reprendre une vie normale, sa femme et lui devint notre tutrice provisoire. En XXXX à la mort de sa femme elle-même tuée par des agents de l’SSG- Caesar, ne se sentant pas apte à s’occuper de nous deux, nous confie à Peggy Evans, une alliée de Liam Marshall et son amie d’enfance. Agent du FBI, elle a rapidement fait en sorte de nous placer dans le programme de protection des témoins et nous eûmes une nouvelle identité : Dasha et Lokian Romanov. Entre-temps je rencontrais l’homme de ma vie durant une soirée en boîte de nuit. Cami Walton, un jeune homme de bonne famille. Un coup de foudre littéralement. Mutants psioniques tout comme moi, nous étions destinés à nous aimer. Tous deux fusionnels, cinq mois après notre rencontre, nous prirent la décision de nous mettre ensemble officiellement, c’était en XXXXX. Nous sommes restés environ deux ans ensemble, deux ans d’amour inconditionnel.

Entre-temps Roman et moi-même prenons la décision de partir afin de protéger Peggy de notre mère biologique et de l'SSG.  Finalement, j’emménageai alors avec Cami quelque temps après notre fuite. Ce fut comme une évidence, nous nous sommes installés très rapidement dans le même appartement, vécurent des moments inoubliables, comme des moments beaucoup plus pénibles.




broken heart , shattered hopes
date :  Souvenir entre 2011 et 2012




Plongée dans ses pensées, les yeux rivés vers les aiguilles de l’horloge. Marah ne pouvait s’empêcher de jeter un coup d’oeil à celle-ci régulièrement. Voici, plusieurs jours qu’elle avait décidé de sauter le pas et de faire des analyses concernant une potentielle grossesse. S’imaginant déjà rentrée à l’appartement de son cher et tendre et lui annoncer la nouvelle. « Cami, tu vas être papa » ou encore à son frère « Roman, tu vas être Tonton ». C’était soudain, mais son histoire avec Cami l’avait été également. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait heureuse, confiante. Elle avait même imaginé qu’elle pourrait fonder sa propre famille avec l’homme qu’elle aimait. Quelques minutes s’écoulèrent alors que la porte du bureau de la gynécologue s’ouvrit sur une femme d’une trentaine d'années. Elancé, blonde, avec un regard perçant. Elle invita gentiment Marah à entrer dans son bureau alors que doucement, les émotions de la trentenaire parvinrent rapidement jusqu’à la mutante, qui sous le coup des afflux d'émotions du docteur s’arrêta net. Jetant un regard anxieux vers la blonde, son coeur se mit à s'accélérer, comme si au fond d’elle, elle le savait déjà. Le déni sans doute, mais elle balaya cette idée aussi rapidement qu’elle était arrivée.

Elle se lève et emboite rapidement le pas derrière la blonde, occultant les émotions qui lui étaient parvenues de la gynécologue quelques minutes auparavant, loin de se douter que son monde était sur le point de s’effondrer. Mademoiselle Romanov, je vous en prie installez-vous » lui dit-elle gardant un visage neutre, jetant un regard à la fois curieux et contrarié sur Marah alors qu’elle prenait place silencieuse. Marah, toujours ce petit sourire au creux des lèvres, espérait toujours. Certaine que ce soir, elle aurait à apprendre à son frère et à son petit ami qu'elle était enceinte. S'imaginant déjà la scène. Hélas, tout ne se passa pas exactement comme elle l'avait prédit. « Mademoiselle Romanov, pourquoi m’avoir fait perdre mon temps avec cet examen ? » Marah fronça les sourcils, ne comprenant pas ou souhaiter en venir la doctoresse. « Pardon ? » Elle marqua une pause, les battements de son coeur qui s’accélèrent, la température ambiante qui augmente. Au fond d’elle, elle savait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas « mais… mais de quoi parlez-vous  ? Mes … mes analyses ne sont pas bonnes ? Je ne suis pas enceinte ? » Demande t-elle perdue alors qu’elle commence doucement à avoir un terrible pressentiment. « Mademoiselle Romanov, vous avez été stérilisées voyons..vos trompes on était ligaturer ! Pourquoi ne pas me l’avoir dit tout de suite enfin ! vous… vous savez que vous ne pouvez pas avoir d’enfant n’est-ce pas ? »

« Non...» Murmura t-elle, alors que les larmes menacées de tomber. Les mots qui n’ont aucun sens pour elle, qui parviennent à peine à ses oreilles, son monde qui s’écroule, le coeur qui s’emballe, les yeux qui lui brûlent. Faisant peu à peu le lien avec Allen, cette soirée où les gardes l’avaient empoigné violemment. Elle sur la table d’opération, dans l’incapacité de remuer, un masque sur le visage, elle lutte pour ne pas s’endormir. La dernière vision d’Allen, un scalpel à la main qui lui murmures ces quelques mots : ALLEN «  Aucun monstre comme toi, ne devrais avoir l’opportunité de se reproduire. » Elle serre les dents, les larmes qui lui viennent aux yeux, alors que ce souvenir remonte peu à peu à la surface. Elle n'avait jamais réellement compris à cet âge-là ce qu'il avait bien pu lui faire. Désormais, elle était fixée.

Elle sortit de ses pensées, croisant le regard de la trentenaire. Incapable de parler tant, elle était sous le choc. Alors que sa gynécologue comprit en voyant le visage de sa patiente ce décomposé que quelque chose n'allait pas. Sanglot étouffé dans la voix, se retenant de fondre en larmes. Marah réalise doucement. « Je … je n’étais pas au courant…» C’est tout ce qu’elle put dire, finissant par fondre en larmes, alors que son monde s’écrouler, son rêve se dissous, par en fumer. « Mademoiselle Romanov, vous... » « non, je dois sortir, je…» Les mots lui manque, elle est anéantie, le souffle court, les larmes qui roulent sur ses joues, elle sort du bureau en courant pour finalement s’effondrer dans les toilettes du cabinet de gynécologie. Se regardant vaguement dans le miroir, elle se laisse glisser sur le sol, la tête entre les mains. Elle étouffe, n’est plus capable de bouger. Ils avaient finalement réussi à lui subtiliser cette petite part de bonheur qu’elle attendait depuis si longtemps. Ils venaient de la briser encore une fois.

Il se fait tard, épuiser, à errer seule dans les rues de DC sous la pluie. Elle avait préféré ne pas rentrer tout de suite, évitant ainsi les nombreux coups de téléphone de son petit ami et de son frère inquiet par sa soudaine disparition. Ce n'est que vers les 21H30, qu’elle finit par pousser la porte de l’appartement de Cami. Les joues couvertes de résidus de maquillage, mouillé de la tête aux pieds, la jeune femme tremblait de froid. Elle finit par faire claquer la porte derrière elle, laissant tomber son sac à main au sol, les bruits de pas vinrent la sortir de sa torpeur. Elle allait devoir affronter son regard. Marah ? Mais bordel tu étais où ? Je... j’étais mort d’inquiétude. J’ai cru que tu avais eu des ennuis avec l'SSG ou un truc du genre ! (…) attends voir..qu’est-ce que tu as ? »

Il était à présent devant elle. Lui jetant un regard d'incompréhension. Mais que se passait-il à la fin ? Pourquoi était-elle dans cet état ? Il s'avança alors doucement, inquiet, se rendant compte dans l'état émotionnel dans lequel Marah se trouvait, il la prit dans ses bras, l’incitant à poser sa tête sur son torse, se mettant doucement à lui caresser le dos dans l’espoir de la calmer. « Chérie ? qu’est-ce qui s’est passé ? Si c’est parce que tu n’es pas enceinte Marah, ce n’est pas grave. On a le temps pour ça, on recommencera ... tu sais que je suis toujours partant pour ce genre de chose » Lui glissa-t-il au creux de l’oreille alors que ses pleurs redoublèrent. Perdu, désorienté, il finit par lui relevé doucement la tête, plongeant son regard bleu dans ses prunelles vertes. « Marah ? qu’est-ce qui se passe ? »Elle cherche ses mots, tente d’ouvrir la bouche, mais rien ne sort avant plusieurs secondes, lorsque soudain, elle craque et parvint à articuler. « Ils m’ont tout pris Cami… ils m’ont tout pris. Je suis tellement désolé …pour tout, mais je… mais je…je peut pas avoir d’enfant, Allen m’a stérilisé » Finit-elle de dire en éclatant en sanglots. Les mots qu’elle prononce sont comme des coups de hache dans sa poitrine, il la regarde un moment, incapable à son tour de prononcer un mot, à part serrée la femme qu’il aime dans ses bras aussi fort qu'il peut, et la soutenir. « On va affronter ça ensemble Marah, je te le promets » un jour, il les tuera tous.




Des étoiles plein les yeux
Souvenir / date :  2012



2012, Mois de février. Il se fait tard, peut-être vingt et une heures trente lorsqu’elle passe la porte de l’appartement de son petit ami Cami. Elle est frigorifiée, fatiguée par cette journée éreintante à parler de droit, à s’entraîner à faire de nombreux plaidoyers devant ses professeurs. À cet instant, elle n’aspire qu’à une chose, se retrouver dans ses bras, blottit contre lui. Elle l’aime tant. Ce passé de lui, lui était désormais impossible. Elle l’aime à en crevé. Sentiment indescriptible et si soudain. Ensemble depuis un an maintenant et pour la première fois depuis longtemps, elle entrevoit un possible avenir avec cet homme. Prête à ouvrir son coeur pour la première fois à une autre personne que son frère. Étrange sentiment qu’est l’amour, elle n’avait jamais ressenti cela. L’impression d’être en osmose totale avec une autre personne. D’être transporté dans un autre monde dès qu’elle croisait son regard bleu, se sentir toute petite dès lors qu’elle se trouvait dans ses bras. Son souffle sur sa peau, ses mains qui la font vibrer. Un regard, et ils se comprennent. C’était un sentiment indescriptible. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle était tombée amoureuse de lui à l’instant même où leurs regards s'étaient croisés. Un coup de foudre. Littéralement. Une explosion d’amour. Désormais, elle ne se voyait plus passer un seul instant loin de lui.

Un sourire sur le visage, soulagé que cette journée prenne fin, elle dépose négligemment son sac et son manteau sur un des tabourets de la cuisine alors que deux bras l’entourent. Un sourire vient se nicher aux creux des lèvres de la jeune femme alors qu’il dégage la nuque de Marah, déposant de légers baisers sur celle-ci. « Tu m’as manqué  » Lui murmure-t-il à l’oreille, alors que son souffle dans son cou la fait frissonner, elle ferme les yeux quelques instants, soupirant d'aise. Elle était tellement bien dans ses bras. « toi aussi, tu n’as pas idée » lui répond dit-elle a son tour, alors qu’elle se laisse allait à cette douce étreinte. « Je t’aime, tu le sais ? ». Elle fronce les sourcils, un sourire apparaît sur son visage alors qu’elle se tourne doucement pour lui faire face. Les yeux dans les yeux. « Tu ... C’est la première fois que tu me le dis, tu le penses ? ... vraiment ? » Elle lui demande, rempli d’espoir. Elle n’est pas habituée à tant de tendresse. A vrai dire, elle n’a jamais connu ce genre de tendresse. Son coeur s’accélère, ses yeux bleus rencontrent ses prunelles vertes. Il laisse échapper un petit rire, avant de retrouver son sérieux, prenant le visage de la jeune femme entre les paumes de ses mains. « oui je le pense, Marah. Tu en doutais ? » Elle le regarde, quelques instants, se perdant dans les prunelles de son amant. « non… parce que moi aussi je t’aime » A son tour, elle le lui avait dit, elle avait mis le temps, elle aussi.

Deux mots, sept lettres. Lourd de sens et qui venait de sceller leur destin à tout jamais qu’il le veuille ou non. Ils étaient liés. « allez viens-tu as besoin de te réchauffer et de manger, j’ai commandé chinois. Je sais que tu aimes ça » Il s’éloigne soudain d’elle, lui déposant un léger baiser sur le front «  vient mon coeur » Elle sourit, le regarde et ne peut s’empêcher de se mordre la lèvre. Que ferait-elle sans lui ? Elle le rejoint, s’installant sur le canapé, se blottissant près de lui, la couette sur ses genoux et le plat de nouilles dans sa main. C’était simple, mais elle adorait ce genre de soirée, où elle pouvait l'avoir uniquement pour elle. Moments intimes, doux, reposant. Avec lui, elle n’avait pas besoin de mentir, de cacher ce qu’elle était. Un an qu’ils étaient ensemble et Marah avait impression de le connaître depuis toujours. Il connaissait le moindre de ses secrets, ses faiblesses, ses désirs, comme ses points forts, ses défauts, ses qualités. Il la connaissait par coeur, l’avait aidé à traverser certains moments de sa vie qu’elle aurait préférée oubliai. Scientiq Lab, la trahison de sa mère, les tortures, Klaminski, Allen qui l’avait stérilisé. anéanti. Sans Roman et lui, elle aurait probablement sombré depuis longtemps.

Le repas pris fin depuis plusieurs minutes. Dans les bras l’un de l’autre, ils prennent possession des lèvres de l’autre tendrement, leur souffle se mélange, il lui glisse des mots doux. Ils sont bien là, tous les deux. Simple moment de bonheur, de lâcher prise, à ne plus penser qu’à eux. Jusqu’au moment où il lui glisse ses quelques mots… « Épouse-moi ». Elle cesse de l’embrasser dans le cou, soudain les sourcil foncés, elle croise son regard, plongeant ses yeux verts dans les siens. « quoi? ». Il sourit, amusé par le trouble qui lui procure avec cette simple phrase. Leurs cœurs se mettent à battre. Lui, anxieux qu’elle puisse lui dire non et elle…surprise, heureuse, sur un petit nuage. « Épouse-moi » Répète -il sortant de sa poche un petit écrin de velours alors que les yeux de Marah s’agitent, la poitrine qui se soulève rapidement, son cœur s’emballe et petit à petit un sourire apparaît sur son doux visage. Les lèvres entre ouverte, elle ne sait pas quoi dire, n’arrive pas à le croire « Dit quelque chose je t’en supplie… je commence à baliser et …» Mais il n'a pas le temps de terminer sa phrase, qu'elle lui répond finalement, mettant fin à ce supplice. « oui… » oui ? Oui quoi ? » demande-t-il à son tour pris d’un vertige. Les émotions prenant peu à peu le dessus sur le jeune homme « oui Cami... je veux t’épouser » Il lui sourit, soulagé, mais il a encore du mal à réaliser. Il lui passe alors la bague de sa grand-mère, celle qui était depuis des années dans la famille Walton. Un mot, trois lettres. Oui. Et c’est tout ce qu’il avait besoin d’entendre.

THE END


Après toutes ces épreuves, finalement, il ne fallut qu’un égarement de la part de Cami pour que notre relation prenne fin. Entre l'SSG, la révélation que je ne pourrais pas être mère un jour où encore la trahison de Cami et son besoin maladif de sauter sur tout ce qui bouge eut raison de moi. C’est ainsi que je revins chez mon frère, mettant fin aux fiançailles avec Cami.

Néanmoins, nous prîmes la décision de rester en contact par simple sécurité. Chacun partie de son côté. Cami à New York, tandis que je restai à Washington DC pour poursuivre mes études en droit. Roman quant à lui trouva un petit job en parallèle de ses études. C’est à ce moment-là qu’entra dans ma vie et celle de mon frère : Anthelme Dvoske. Un séduisant jeune homme qui devint rapidement notre contact pour nous procurer des médicaments afin de limiter les effets indésirables de mon ADN instable. Anthelme proposa alors à Roman de travailler occasionnellement pour lui en effectuant quelques boulots, en échange nous bénéficions d'un traitement de faveur. C’est ainsi que je me liai à lui indirectement et qu’Anthelme devint le meilleur ami de mon frère.

C’est finalement fin septembre 2016 après que je me sois fait tirer dessus par Néron Erisson, membre de l'SSG (c’est aussi celui qui nous a capturés et ramenés à Scientiq Lab lorsque nous avions 16 ans mon frère et moi-même) que j’ai donc fini par aller voir Anthelme seule sans mon frère pour la première fois, afin de récupérer les médicaments dont j’avais besoin. C’est aussi ce jour-là où finalement lui et moi avons échangé notre tout premier baiser et eu notre premier quiproquo. Histoire compliquée, vouez à l’échec dès le début. Pourtant pour la première fois depuis Cami j’étais prête à ouvrir de nouveau mon cœur à un homme.

Octobre 2016, Halloween
C’est lors d'une soirée organisée par l’orphelinat de Washington DC – encore une des nombreuses identités cachées de Scientiq Lab – que la soirée a rapidement dégénéré. Les boissons trafiquées, c’est sous l’effet d’une drogue agissant violemment sur les mutants que nous perdit momentanément le contrôle sur nous-mêmes tantôt agressif, tantôt amoureux transis. C'est après une violente dispute qu'Anthelme et moi-même finîmes par nous avouer nos sentiments l’un pour l’autre. Nous avons fini la soirée derrière un arbre, à l’abri des regards à s’échanger des baisers enflammés. Nos vêtements rejoignant rapidement le sol. Pris dans le feu de l’action, nous n’eûmes pas conscience que des agents de l'SSG se trouver à nous épier, récoltant ainsi des preuves de notre lien amoureux ». Preuves qui furent utilisées en moyen de pression par la suite durant le mois de captivité (décembre) afin de me soutirer des informations sur la clef USB*.

Clé USB* = Elle fut volé quelques années plus tôt par mon frère Roman à Scientiq Lab.

Retour à Scientiq Lab, fuite
Un mois tout entier où j’ai été arraché à mon frère, ou j’ai doucement sombré jusqu’à perdre complètement la raison. Me déconnectant petit à petit de la réalité. Mon esprit qui divague, imaginant voir la silhouette de mon frère Roman à chaque détour d’un couloir. La cœur qui se serre, les pleurs qui redoublent, le désespoir qui m’envahit. Un mois, où ils se sont évertués à me rendre doucement folle. Ou j’ai subi toutes sortes d’expériences, de tortures : électrochoc, la peau tranchée au scalpel afin de comprendre la façon dont je guérissais, ou j’ai pris des coups, prélèvement d'organe, subit tout un tas d’interrogatoires alors que j’étais dans l’incapacité de donner la moindre information. Un mois où j’ai pleuré longuement recroquevillé sur moi-même. Les yeux qui ne se ferment pas, les cauchemars qui me hantent. Les bruits de pas dans les couloirs de l'SSG près de nos cellules. Comme des échos qui vos glaces le sang. L’angoisse permanente. Un mois, où chaque jour, j’ai supplié que l'on libère mes amis et que l'on m’achève. Puis… le moment où ils m’ont brisé une seconde fois.




Bienvenue en enfer.
Souvenir/ date :  fin novembre debut décembre 2016




Enchaîné, les mains derrière le dos, le trajet jusqu’à Scientiq Lab semble durée une éternité. Assise en face de celui que j’aime j’essaye de garder mon calme. Mais mon corps semble vouloir tout autre chose. L’inquiétude, l’angoisse, la peur. Monte malgré moi. Alors, je ferme les yeux, essayant de caler ma respiration sur celle d’Anthé. Tandis qu'il essaye de me remonter le moral doucement, en me disant de tenir le coup, que tout allait s’arranger. Mais c'était faux. Tout n'allait pas s'arranger en un claquement de doigts. Et comme pour sceller ces paroles, il dépose un léger baiser sur ma joue. Je ferme les yeux un instant, appréciant ce doux moment de répit. Un moment tendre. Sans doute le dernier avant longtemps pensais-je. L’unique larme coule sur ma joue. Je sais qu’il ment, il a toujours été un très bon menteur. Je ne suis pas née de la dernière pluie. Je sais de quoi, ils sont capables. On ne s’en remet jamais vraiment. Les tortures, les expériences. On vous pousse jusqu’au moment où votre corps ne suit plus. Comme j’aurais voulu être avec Roman à cet instant. Au chaud, à la maison, en sécurité avec lui.

Le van s’arrête, les portes s’ouvrent. Je sors de mes pensées. Des hommes nous empoignent, je ne peux m’empêcher de regarder tout autour de moi. Je suis fatiguée, mes jambes, mes bras, tout mon corps hurle qu’il est épuisé. Pourtant, je sais que ce n’est que le début. Marche funèbre. J’avance bien malgré moi alors que Néron me tient fermement, une main sur mes poignets et une sur ma nuque, qu’il maintient avec insistance. Il me ferait presque mal. Je peux sentir l’implant bouger légèrement. Je ferme les yeux un instant, la douleur est encore présente.

Je ne m’en rends pas bien compte, mais la porte s’ouvre et là je m’arrête. Les souvenirs, les détails, reviennent. Ce long couloir blanc. Cette odeur d’ammoniac qui me pique les narines, qui me donne la nausée. Voilà pourquoi je détestais les hôpitaux. Cette odeur me rappelait Scientiq Lab. Un gémissement sort de mes lèvres, impossible de décrocher un mot. La peur envahit mon regard. Je me mets à trembler inconsciemment, mon coeur s'affole.  « Non je ne veux pas…» Soufflai-je alors que je résiste encore. Mais un seul coup suffit pour me faire entrer. J’ai envie de pleurer pour de bon, mais je sais qu’il ne faut pas, ce n’est pas le moment. Ne pas craquer. Mes pas raisonnent sur le carrelage immaculé, je me risque un petit regard vers Anthelme. J’ai peur, l’idée de le perdre, de revivre tout ça me hante, sans parler de mon frère, blessé, dehors livré à lui-même. Mon pire cauchemar prenait forme sous mes yeux et je ne pouvais rien y faire, rien y changer. Mon coeur se serre, j’ai l'impression qu'on me poignarde.

Petit à petit, plus on avance, plus je me rends compte que le moment tant redouté approche. Ces visages, leurs visages. Ceux qui hantent mes nuits et mes cauchemars depuis presque dix ans maintenant seront bientôt face à moi. J'appréhendais. Puis cette porte. Néron s'approche de celle-ci.  Celle qui est gardée par une armada de garde.  L'SSG. Il compose un code, passe son badge, examen rétinien. J’observe rapidement. Depuis le temps, j’en ai pris l’habitude. Caméra, porte de sortie, codes. Un déclic, la porte s’ouvre et… mon coeur rate un battement, la bouche grande ouverte. Charlie, Tyler et une rouquine dont je ne connais pas encore le nom. Ils sont tous là. Tous mes amis proches.  « Charlie, Tyler vous…» Les mots me manquent, je ne peux finir ma phrase, choquée, anéantie devant le spectacle. Agenouillé par terre des flingues sur la tête. Je recule, marchant sur le pied de Néron. La colère monte, je tourne la tête et là.. Je les vois. Allen, Lucrétia et...Klaminski. L’envie de hurler. Je revois en boucle cet homme qui laisse trainer ses sales pattes sur ma peau. J’en ai la nausée, mais malgré cela, je n’arrive pas à détacher mes yeux de ce salopard et de Lucretia qui se tient fièrement à côté de lui. Je les déteste tous.

Il me fait avancer, les autres se font relever. Je présume que Freeman arrivera d’ici peu. Mais alors que je m’apprête à lancer une habituelle provocation. Des claquements de talons  sur le marbre blanc  se font entendre puis je l’aperçois. Mon coeur qui s'accélère, s'affole et mon monde s'écroule encore une fois.  « Maman » Soufflai-je.




Souvenir lors de la capture
date :  Décembre 2015 #semaineNumero1




Fermer les yeux, attendre que ça passe. Ne pas crier, ne pas craquer. Se blinder, essayer de rester insensible aux paroles visant à me blesser. Pourtant chaque fibre de mon corps en avait envie. Vous savez, cette envie de hurler, cette envie que tout se finisse lorsqu’ont en peu plus, que la douleur est tellement insupportable que vous aimeriez que tout s’arrête ? Et bien c’est de cette douleur dont je vous parle. Celle qui vous prend aux tripes, qui vous les tord tellement, que vous sentez petit à petit que votre corps ne vous obéit plus. Votre corps lâche. Vous avez beau essayer de toutes vos forces, mais les larmes viennent, sortent doucement ou bruyamment. Le monde s’arrête. Vous n’entendez que votre respiration, le monde semble ralentir. C’est ce que je ressens à cet instant. Au fur et à mesure que les heures s'écoulent, je réalise petit à petit ce qui se passe. Les paroles de ma mère qui tourne en boucle dans ma tête, puis l’image de mon frère dehors blessé, seul. Je ferme les yeux une nouvelle fois. J’avais besoin de le voir, d’être avec lui, de m’assurer qu’il était en vie et au lieu de ça j’étais coincé ici, dans cet enfer. Mon enfer.

Nous étions lundi matin. J’avais passé une bonne partie de la journée d’hier entre les mains de Néron. Il s’était acharnée à vouloir des réponses sur cette fameuse clé USB que nous avions dérobé, il y avait dix ans de ça. Bien entendu, je n'avais pu lui donner aucune information, pour la simple et bonne raison que je n'en savais rien. Roman avait mis un point d'honneur à garder ceci secret pour ma "propre sécurité" m'avait-il dit un jour. Oui, mais voilà... maintenant cette histoire ce retourner contre moi et je ne savais pas quoi faire ou dire, pour leur faire comprendre que je n'étais au courant de rien. Alors, au bout d'un moment j’avais finalement craqué et choisis de jouer la carte de la provocation, de l'indifférence. Alors qu'au fond de moi, j'étais totalement effrayé. Mais c’était plus fort que moi, la peur me faisait utiliser la provocation comme moyen de défense. Pourtant, j'avais conscience que c’était stupide, royalement stupide, mais je n'avais aucunement envie de lui céder après tout le mal qu'il avait fait à Roman et à mes amis.

Le bout de mes pieds glissent sur le marbre blanc des couloirs de l'SSG, soutenue par deux armoires à glace, la tête à moitié dans les vapes. Ils étaient venus me chercher pour « ma séance » avec Allen J’allais surement passé tout une batterie de tests encore plus éprouvants les uns que les autres et je n’étais vraiment pas en état. La fatigue, la peur, mon corps qui tremble sans que je ne puisse rien contrôlé. J’avais beau me mordre la lèvre intérieure pour ne pas sombrer, j’arrivais à perdre momentanément le fil de mes idées. Seul cette odeur d’ammoniaque me faisait rappelé où je me trouvais et qu’est-ce que je faisais là.

Visage gonflé par les ecchymoses, ma paupière droite semble vouloir rester fermée. Je peux encore sentir le goût du sang dans ma bouche, ce goût métallique, que je détestais temps. Un mal de crâne qui me prend, la nausée qui monte. J’entre dans le laboratoire, les battements de mon coeur se mettent à s’accélérer malgré moi. Les souvenirs reviennent, j'avais mis tant de temps à oublier tout ça, à mettre le passé derrière moi et voilà que tout recommencer. J’ai peur, peur de l’inconnu. Que vont-ils me faire ? Vais-je survivre ? Mon corps est-ce…un gémissement sort d’entre mes lèvres alors que le claquement de la porte se fait attendre. Je sors de mes pensées. Je n’ai pas la force de prononcer un mot, levant à peine la tête. J’aperçois tout un tas d’outils, dont je ne veux absolument pas connaître leurs utilités. Ils s’arrêtent. Allen, soulève mon visage, plonge ses yeux dans les miens, me regarde avec un air mécontent. Je vois ses lèvres bouger, il demande quelque chose.  « je peux savoir qui lui a fait ça ? Je vous ai déjà dit que je les voulais ENTIER, elle est à moitié inconsciente ! elle n’est pas en pleine possession de ses moyens, qu’est-ce que vous voulez que je fasse avec ça !» «  C’est Erisson Monsieur, il a passé bien cinq heures avec elle à essayer de l’interroger, mais elle est coriace la gamine, elle n'a pas encore craché le morceau !» « La gamine », un faible grognement sorti de ma gorge en signe de mécontentement. L’un des deux gardes s’empare de mes cheveux, les tirent violemment en arrière, me menace encore une fois. Allen leur fait signe de m’installer sur la table. Je sens qu’il me traine, j’essaye de rassembler le peu de force que j’ai, j’essaye de me débattre.  «  LACHEZ-MOI ! NON… lâche…lâchez-moi. Mais c’est peine perdu, rien n'y fait. Il m’attache de manière à dévoiler ma nuque, me sangle la tête, les pieds, les mains. Je suis immobile, j’essaye de bouger, de faire un infime petit mouvement mais rien.  « On va lui faire des prélèvements pour cette fois(…) Passez-moi l’aiguille Amy » Il dégage mes cheveux, l’adrénaline monte, la peur aussi, je ferme les yeux, serre les dents. 5, 4, 3 mon rythme cardiaque augmente encore un peu plus 2, 1, 0, il me maintient un peu plus la tête. Ma respiration se coupe alors que je sens l’aiguille s’enfoncer dans ma nuque, percer ma peau.  « Faites attention à l’implant, il se trouve juste à côté de la zone de prélèvement du liquide céphalo rachidien » j’ouvre la bouche sous la douleur, ma vue se brouille, je perds. Je souffre, la douleur est vive, les larmes coulent silencieusement. Les tests durent je ne sais pas combien de temps, ils me ballonnent, me charcutent. Je sens qu’on s’affaire autour de moi. Prise de sang, prélèvement en tous genres. Je ne bouge plus. Je sombre doucement.

Puis vint la délivrance. Il s’arrête, me détache et me traine hors du laboratoire. Des voix me parviennent, alors que les deux brutes me trainent. Le sol est froid, je tremble, tout tourne autour de moi. J’essaye d’articuler, mes lèvres bougent mais rien ne sort encore une fois. Je devine que je doit être dans un sale état rien qu’à leur regard. Les hommes me bousculent pour me faire entrer à l’intérieur de la cellule, alors que je tiens à peine sur mes jambes. Je tombe à l’intérieur, restant quelques instants par terre, ma tête contre le sol froid. Quelques minutes passent. J’essaye de me relevé, mais je suis trop épuisé, mon corps ne réagit pas de la façon dont je veux, alors je reste là par terre, les yeux mi-clos pendant plusieurs minutes. Mon mal de crâne qui revient alors que je sens quelque chose coulé sur mes lèvres, mes sourcils se froncent alors que je porte ma main à mon nez. Du sang. Mes crises. Les symptômes. Je grimace tout en essayant de me tourner sur le côté. Je ferme les yeux de nouveau, comme le seul fait de les fermer pouvait atténuer la douleur que je ressens, qui me tiraille. Des voix, leurs voix. Charlie, Anthé, Tyler. Ils sont là, ils me parlent, me demandent ce qui se passe, mais je ne réagis pas, du moins pas tout de suite.  « Erisson… Allen... » Finis-je par articuler difficilement avant de fermer de nouveau les yeux, me retenant de pleurer encore une fois.
la suite dans l'autre poste.

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Dernière édition par Marah Darshkov le Ven 21 Juil - 21:04, édité 10 fois
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I need you right now
I love you, I never stopped loving you, but you and I this is not possible. All the people I love disappear and I do not want you to be the next.

Je suis arrivé à San Diego le : 13/08/2015 et j’ai déjà envoyé plus de : 845 SOS. J’ai gagné : 2195 et j'ai le pouvoir de : D'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées et la faculté de voir à travers les yeux de mes proches.

Explications détaillé: une fois dans la tête de la personne je peux :
- modifier leurs émotions, les amplifier comme les « calmer » le contact physique m’aide, mais n'est pas nécessaire.
- Je peux me "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce que je ressens, jouer avec les émotions, voir à travers ses yeux (mais cela marche uniquement avec les personnes dont je suis extrêmement lié.)
- Avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions.
- Et plus récemment, depuis ma sortie de Scientiq Lab en janvier dernier il m’arrive en cas de forte anxiété, panique de voir à travers les yeux de mes proches.



MessageSujet: Re: Marah Darshkov   Lun 10 Juil - 11:30

   
Marah Darshkov

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L'histoire du personnage :



Souvenir lors de la capture à Washington DC
Close your eyes little girl, don't cry




Je savais seulement que j'étais toujours dans l'aile de l'SSG, retenue captive . Plus les jours passés, plus la sensation de perdre la notion du temps était présente. Ce n'était que lorsque je m'étais réveillé pâteuse, fatigué avec une cicatrice assez importante sur le côté gauche, que mes soupçons se portèrent immédiatement sur mes bourreaux. Que m'avait-il fait ? La seule chose dont j'étais consciente est que la douleur était vive et bien présente. J'avais l'impression qu'une massue s'était abattue sur moi. Me prenant par surprise, j'en avais perdu mon souffle. Complètement désorienté, il m'avait fallu quelques minutes avant de reprendre le fil de mes pensées. Le pire dans tout ça est que j'étais dans l'incapacité de me rappelé quoi que ce soit. Sentiment amer. Cette situation me rappelait ce que j'avais vécu il y avait de cela dix ans maintenant. La première fois que j'avais été dans une de ces cellules, dans cet état, j'avais découvert quelques années après ma sortie chez Scientiq Lab. ce qu'Allen m'avait fait. Et là, j’avais une peur bleue de découvrir ce qu’ils m’avaient fait.

Chaque minute passée entre leurs mains était devenu un vrai supplice. Injection de produit, seringues, lame tranchante. J'étais mal en point, tenais à peine sur mes jambes. La nourriture se faisant rare. Mes mains tremblées, tout mon corps criait à la douleur. Tout était silencieux, ce qui avait le don d'accroitre un peu plus ma peur. Je passais le plus clair de mon temps le soir recroquevillé sur moi-même, assise contre le mur a pleuré, dans l’incapacité de fermer les yeux, forcé de constater que j'avais beaucoup plus de mal à tenir le coup que la première fois. Je ne comptais même plus le nombre d'heures ou je m’étais retrouvé par terre pouvant à peine rester quelques minutes sur mes jambes. On était venue me chercher au petit matin, deux hommes me saisirent les bras violemment avant de m’entrainer dans ce que j’avais appelé « l’enfer ».

Après quelques minutes interminables de « trajet » où j’avais fait abstraction de leurs paroles malsaines, je me retrouvais de nouveau dans la cellule de verre, entouré d’Anthelme et de mes amis. Nous étions tous mal en point. Personne ne semblait décrocher un mot ou encore oser se regarder. Nos cerveaux cogitaient, en silence. Nous avions peur d’être le prochain. Je tournais la tête vers Anthelme, faisant mine de me repositionner correctement jetant un rapide coup d’oeil à sa main. Quelques secondes et le constat fut des plus alarmants. Il avait mal, il souffrait le martyre. Je me mordis la lèvre, au fond de moi je m'en voulais terriblement de l'avoir mis dans cette situation. J'aurais dû savoir ce qu'ils allaient lui faire, surtout un mutant avec un pouvoir comme le sien. Le regard vide, il semblait ailleurs comme nous tous et avait du mal à garder la tête hors de l’eau. On vivait un véritable cauchemar et nous étions dans l’incapacité de fuir tous ces horreurs.

Je passais ma main sur mon visage, ne pouvant m'empêcher de grimacer. J’aurais tant voulu prendre Anthelme dans mes bras et lui dire que tout serait bientôt terminé ne serait-ce que quelques minutes. Je ramenai mes deux jambes contre moi, les entourant de mes bras. Ma tête reposant à présent sur mes genoux. Je peinais à respirer calmement. Il était clair que je devais faire abstraction de ces pensées et me concentré pour oublier Anthé. Je devais fixer un point devant moi. Oui, c’était ça la solution. Je ne devais pas nous trahir. Je devais honorer quoi qu’il en coûte notre marché. Il ne fallait en aucun cas qu’ils ne se doutent de quoi que ce soit, alors je ne disais rien, je restais là, sans broncher essayant de m’occuper l’esprit. Puis vins l’image de mon frère. Je l’imaginais déjà venir nous chercher, nous sortir de là avec Cae et les autres. Mais c’était peine perdu, il était encore trop tôt, nous devions tenir encore. Il devait sans doute à l’heure à l'heure qu'il est, les avoir trouvés et commençait à échafauder un plan. Du moins, c’est ce que j’espérais.

Des bruits de pas se firent entendre alors que je relevais la tête rapidement, rejoignant le fond de ma cellule comme si, par ce simple geste je pourrais échapper à l’emprise de mes assaillants. Pure hérésie. Pure folie. Je ne pouvais leurs échappés. Les battements de coeur se mirent à accélérer à une vitesse folle, l’angoisse monte de secondes en seconde. Je retiens à grande peine mes larmes que je sens monter. Je voulais que tout s’arrête, maintenant. Lorsque soudain, deux hommes franchirent la porte avec entrain. Je croisais le regard de l’un d’eux. Wesley. Mon coeur rata un battement, alors que je continuais de « reculait » contre la paroi derrière moi, mes pieds glissant sur le sol. j’étais terrifiai par ce visage. Il s’avançait vers moi et c’est à ce moment que je compris que c’était moi la première « patiente ». « non non non non »  Gémissais-je alors qu’il ouvrit la cellule de verre. Un sourire machiavélique sur le visage, il n’eut besoin que de tendre sa main pour se saisir d’une de mes chevilles et m’attirait à lui. J'avais encore espoir de lui échappé, alors je me débattais comme d'habitude. Je ne voulais pas croire qu'il était possible qu'ils arrivent à me briser encore une fois. Ma vie en dépendait après tout.

Il était trop fort, il me releva sans peine, me planquant contre la paroi d’a côté. Sa main droite me tenant le visage fermement alors que son autre main descendait le long de mon cou « calme toi beauté, inutile de te débattre comme ça… son souffle sur mon cou me glaça le sang. Il approcha ses lèvres jusqu’à être qu’à quelques centimètres de mon oreille. Inconsciemment mon corps se mit à trembler. Le son de sa voix me parvenant, je serrais les dents de toutes mes forces pour ne pas fondre en larmes. Les souvenirs du passé revenant peu à peu à la surface, me frappant de pain fouet. Il se mit à murmurer  « Je m’occuperai bientôt de toi ». Je fermais les yeux, comme pour tenter d'oublier ce que je venais d’entendre lorsque je sentis sa main dans mon dos, me forçant à avancer. Les portes s’ouvrirent, je stoppai net, alors qu'il me poussait à entrer. Je me mordis la lèvre intérieure, me forçant à garder les idées claires. La peur grandissant de secondes en secondes lorsqu’ils m’attachèrent de nouveau sur cette « table ». Inutile de supplier. Nous sommes en présence d'un sujet de sexe féminin, matricule X2-452 de sexe féminin, âgé de 25 ans. Porte un implant subdermique au niveau de la nuque. Je m'apprête à tester ses capacités de guérison Dit-il avec un petit sourire en coin, alors que mon corps se mit à trembler, devenant incontrôlable sous les assauts de sa lame. Il n’en avait rien à faire. Il était penché au-dessus de moi. Allen, un scalpel à la main. « Aujourd'hui chère Marah, nous allons tester la faculté de tes gênes à se régénérer. Tout cela va me sembler affreusement intéressant. Je suis sur que tu vas être d’accord avec moi. Pendant ce temps, mes collègues ont deux, trois questions à te poser. » Les soubresauts devinrent incontrôlables. Mes yeux se voilèrent alors que son collègue me "posait" ses questions. Nouvelle méthode d'interrogatoire ? Certainement. De mieux en mieux. « Marah ou se trouve la clé USB ? Dis le moi, c'est une simple question, et tout ça s'arrêtera aussi vite que ça à commencer. Des promesses, toujours des promesses. Je n'en croyais pas un traitre mot.« Allez .... vous faire foutre, vous et toute.. » Lâchai-je alors qu'Allen m'arrache un gémissement. Pour la seconde fois sa lame rencontra ma peau, la tranchant tout doucement. J'ouvris puis fermer respectivement la bouche, serrant les dents de toutes mes forces, mon corps, mes muscles se raidirent, étouffant un sanglot.

Leur manège continua ainsi durant des minutes voire des heures. Aucune notion de temps, mon esprit se ferma petit à petit, me déconnectant du monde qui m'entourer. Dans l'incapacité de m'exprimer tant la douleur était forte, je sombrais petit à petit. Puis le noir complet.





Souvenir lors de la capture à Washington DC
Close your eyes little girl, don't cry




À peine s’étaient ils avoués leurs sentiments qu’ils avaient été emmenés de force à Scientiq Lab. Séparer pendant un nombre incalculable de semaines sans pouvoir se toucher, s’effleurer où ne serait que ce parler. Elle avait été témoins des tortures qu’il avait subies en le croisant parfois entre deux « séances », mais elle n’avait pas eu la force de lui dire quoi que ce soit. Tant le moindre effort, relevé du miracle.

FLASHBACK
Ce jour-là, ils étaient venus la chercher dans sa cellule en pleine nuit. Elle avait été trainé de force par les gardes puis emmener dans cette salle lugubre. Salle, dont le souvenir vint la frapper lorsqu’elle avait mis un pied à l’intérieur. Cela devait être le deuxième jour de captivité durant lequel Néron s'était acharnée sur la jeune femme pour lui arracher des informations. Au début, la jeune femme avait cru à un nouvel interrogatoire avec le militaire à propos de cette clé USB, puisqu'il avait lamentablement échoué, il se devait de prendre sa revanche sur Marah.

Elle s'était donc préparée a subir un nouvel interrogatoire forcé dirigé par Néron en personne. Mais cette fois, elle n’avait pas envie de lutter. Fatigué, effrayé, sous-alimenté peut-être ? La jeune femme se sentait au bord du gouffre. Elle ne parlait plus, ou très rarement. La fatigue prenant peu à peu possession d'elle et de son corps devenu frêle. Elle n'avait perdu pas moins de dix kilos et elle se trouvait dans un piteux état. Elle n'essayait même plus de répondre aux incessantes questions. Alors pour oublier un peu sa souffrance, elle tentait de penser à son frère, ses amis… Anthelme. Elle s’inquiétait pour eux, pour leurs avenirs. Si seulement elle y était restée la première fois, elles ne les auraient probablement pas mis dans ce pétrin. Mais le mal était fait, ils allaient tous y passer un par un. Elle le sentait et c'était probablement sa faute.

Malheureusement pour la jeune femme, ce n'était pas Néron qu'elle allait devoir supporter mais une tout autre personne. La porte s’était ouverte laissant Lucrétia Adler entrée. Elle était restée là planter dans l'encadrement de la porte observant d'un regard malsain Marah pendant plusieurs minutes lorsque finalement, la trentenaire s'était décalée laissant apparaître Anthelme attaché, des menottes aux poignets suivirent de près par des gardes armés. Sous le choc, son coeur se mit à s'emballer et les larmes lui monter aux yeux alors qu'elle comprit rapidement de quoi, il en retournait. Lucrétia allait se servir d’Anthelme pour la mettre au pied du mur, la brisée et elle, elle allait devoir faire comme si de rien était, comme si elle n’avait jamais eu de sentiment pour lui.

La jeune femme avait pris une grande inspiration, essayant mettre de côté cette peur de se faire démasquer, de le perdre, lui. Mais au fur et à mesure de l’interrogatoire, les choses se compliquèrent. La blonde avait commencé par mettre devant eux des photos prises le soir de Halloween où ils étaient en train de s’embrasser tout en continuant de dévoiler, les autres photos, les unes après les autres faisant ainsi monter la pression. Tout en menaçant d'une potentielle mort ses proches : Cami, Roman, Peggy, Jordan et… elle avait fini par lui montrer la dernière photo. Tony, le copain de sa meilleure amie. Il était mort. Le teint livide, mort d'une balle dans la tête, voyait le trou qu'il arborait sur son front. C’est sans doute à ce moment-là qu’elle n’avait pu retenir ses larmes, bouleversé de voir un de ses proches rayer de la carte comme cela. Sans parler de sa meilleure amie... était-elle toujours en vie ?

Mais elle ne compter pas s’arrêtait là, puisque Lucretia avait eu la riche idée de s’attaquer à Anthelme, connaissant parfaitement le fonctionnement du pouvoir de Marah ainsi que ses faiblesses. Elle se mit à en jouer. Elle avait désactivé partiellement l’implant de la brune. La submergeant ainsi de toutes les émotions d'Anthelme : la peur, la douleur, la peine, l'impuissance, l’amour, la haine, lui coupèrent le souffle, mais la jeune femme était forte, elle devait tenir, elle le savait. Alors, elle avait fermé les yeux l'espace d'un instant, se retenant de hurler et de fondre en larmes. Elle avait repris contenance, regardant Lucrétia droit dans les yeux, essayant de rester impassible à la souffrance qu’il ressentait.

Lucrétia avait rapidement perdu patience et avait fini par découvrir comment Marah résisté, elle s’était emparé d’une de ses mains et avait découvert des marques d’ongles dans la peau de la jeune femme.  « voyez-vous ça, tu es beaucoup plus intelligente que je ne le pensais. C’est comme ça que tu résistes au lien qu’il y a entre toi et ce garçon ? Tu te concentre sur ta propre douleur... fascinant. Mais nous avons d'autre moyen de te faire parlé Marah...Et si on augmentait les enchères ? La vie d'Anthelme, contre la clé USB...» « Quoi ? »Les battements de son coeur s'affolèrent, sa respiration se fit plus saccader. Les larmes se mirent à couler alors que Lurétia laisser ses mains se balader sur les épaules du jeune homme, laissant sous-entendre qu'elle allait user de son pouvoir sur lui. « Non non non, pas ça... je vous en supplie (....) ARRETAIT VOUS ALLEZ LE TUER !»La panique s'était emparé de Marah, qui s'était mise à se débattre, menaçant à son tour la blonde. Rapidement démasquer, Lucretia s’était empressé de faire venir du renfort. Klaminksi la tenait fermement pour qu’elle ne puisse continuer à ce mutilé et à résister au lien. C’était là, qu’elle avait fini par hurler sous la douleur, captant les émotions d’Anthelme avec une force jamais égalée, elle ne faisait qu’un avec lui, ne pouvant s’empêcher d’entrée dans sa tête. Signe que leur lien était bien plus fort que de l’amitié ou une simple connaissance.

Puis, finalement tout s'était arrêté lorsque Lucretia avait fini par achever Anthelme - du moins Marah le pensée réellement injectant un produit d'origine inconnue . Le tuant à petit feu, devant ses yeux. La douleur qu’elle avait ressentie à cet instant avait été immense, indescriptible. Hurlant, se débattant, pleurant à chaudes larmes. Son coeur était en morceaux. En voyant, peu à peu les yeux d’Anthelme se vider de cette flamme dont elle était tombé sous le charme. Le lien qui les unissait faiblissait à vue d’oeil, pour finir par s’éteindre doucement alors, elle avait réussi à ce détaché à force de bouger sur sa chaise. Quelque chose s’était brisé en elle. Le lien, ce lien naturellement renforcé lorsqu’elle était proche d’une personne. Elle avait fini par prendre le visage d'Anthe entre ses mains, le suppliant de se réveiller, lui dire qu’elle l’aimait et qu’il ne pouvait pas l’abandonner comme cela, qu’ils avaient tant de chose à vivre encore ensemble. Ils n’étaient qu’au début de leurs relations. Mais sans succès. C'était trop tard.

Comme un poignard qui s’enfonce doucement dans son coeur, et que l'on tourne encore et encore lentement jusqu’à se sentir complètement vide de l’intérieur, fatigué. La voix qui déraille pour s'éteindre complètement, incapable de parler, les larmes qui coulent sans pouvoir s’arrêter. Eux. Lucretia et les gardes l’avaient empoigné violemment, mis un sac sur la tête et l’avaient isolé des autres, en lui faisant croire à la mort d’Anthelme et que tout était de sa faute à elle. Ce qui avait fini par la briser.

FIN DU FLASHBACK

Les jours qui suivirent Marah se déconnectait doucement de la réalité, perdant ainsi  l’usage de la parole, alors que Lucretia et Klaminski s’acharnaient sur elle à tour de rôle. L'un s'attaquant à l'esprit alors que l'autre s'attaquer au physique, l'humiliant de toutes les façons possible et imaginable afin qu'elle finisse par craquer.

Petit à petit ses cauchemars prirent vie sous ses yeux et à force de hurler, de supplier, elle avait fini par se briser en mille morceaux. Attachés au plafond par des chaînes, dans la pénombre d’une pièce surchauffée en sous-vêtement, ses pieds touchant à peine le sol, les menottes lui rentrant peu à peu dans la chaire. Elle aurait pu devenir folle tant la souffrance et l'humiliation était immense, mais elle s’était enfermée dans une bulle, coupé du monde devenant presque catatonique.  Pour l’heure, les journées s’enchaîner et elle commençait doucement à se faire à l’idée que s’en était fini pour elle, elle le savait désormais puisque une nouvelle fois, comme tous les jours depuis une semaine la porte s'ouvrit dans un grincement inquiétant. Les yeux bandés, inquiet, un faible gémissement - à peine audible- sorti d'entre ses lèvres alors que son corps tout entier tremblé de peur que Wesley Klaminski revienne à la charge...

Lucrétia qui s’acharne sur moi, qui menace de tuer mes proches un par un, à commencer par le garçon dont j’étais amoureuse. Anthelme. L’interrogatoire qui tourne aux cauchemars et qui se termine par la mise en scène de sa mort , à lui. Mes cris, mon cœur qui se brise. S'ensuit une semaine ou la blonde continue ses ravages sur mon esprit, posant ses mains sur mes tempes, usant de son pouvoir. La douleur qui me prend, qui me cisaille, me tord les boyaux, qui me tuent à petit feu. Les cris qui sortent de mes lèvres, mes supplications qui ne servent à rien, car elle aime cela, faire mal. Puis l’entrée de Klaminski, mon cauchemar. Attaché au plafond par des chaînes qui me déchirent doucement la peau. Moi en sous-vêtement. Seule, à sa merci, comme, lorsque j’avais seize ans. La terreur qui se lit dans mes yeux, ses mains qui se baladent sur mon corps. Sa langue, son souffle dans mon cou. Les larmes qui coulent. Plus rien qui ne sorte de la bouche, je ne peux plus parlait, m’exprimer, hurler combien j’ai peur, que je suis effrayé à l’idée qu’il puisse franchir la limite. Mon corps qui lâche, l’urine qui coule entre mes jambes, l’humiliation, l'épuisement.

La fin de semaine, le dénouement alors que tout semble perdu. Mon frère et l’équipe de Caesar qui me délivre, mais la mort semble vouloir m’emportait. Je tombe dans le coma.




Saison 2/ Février 2017 : Retour à la vie civile.
Le réveil douloureux, la bouche pâteuse, les sens qui sont en éveil, la peur qui prend le dessus. La douleur qui se réveille, mon cœur qui s’emballe, j’empoigne la première chose qui me tombe sous la main, ironie de sort, un scalpel. Je le brandis devant moi, menace cette inconnue qui semble aussi paniquée que moi. Mes yeux qui regardent affolés tout autour de moi. Où suis-je ? Que fais-je ? Qui sont-ils ? Je ne reconnais pas l’endroit, j’ai peur. Effrayé je me mets à pleurer, submergé par mes émotions, j’ai envie de hurler, de partir en courant, mais rien ne sort. La femme qui appelle de l’aide, « Roman, Cami », deux noms que je connais, qui me sont familiers. Intérieurement je me dis que, peut-être, je suis sauvé d’affaire puis… après je me rappelle qu’ils peuvent très bien me faire voir des choses, manipuler mon esprit. Je perds mon sang-froid à nouveau, l’image de mon frère puis de mon ex apparais devant moi. Sont-ils vraiment là ? Est-ce que je suis en train de rêver ? J’ai du mal à y croire. Comment puis-je être incertaine de ne pas me faire avoir ?

Finalement, je réalise que mon cauchemar est terminé, que je ne risque plus rien. Mais les séquelles sont là. La généticienne de Liam Marshall m'explique que je souffre de multiples contusions, que les mauvais traitements que j’ai pu subir ont fait que je ne puisse plus parler, que le seul remède existant est le repos. Mais ce n’est pas tout, que, désormais, je vivrais avec un seul rein et que mon pouvoir est en berne à cause du choc post- traumatique. Les jours, les mois, passent alors que mon état s’améliore lentement : Peu à peu je retrouve l’usage de la parole avec l’aide de mon ex-cami Walton et de la présence des gens que j’aime à mes côtés : mon jumeau roman, Peggy : ma mère de substitution et Sasha. Je réalise qu’il est temps d’apprendre réellement à me battre sans mes pouvoirs, de devenir comme Sasha : méthodique, efficace, rapide, observatrice. Elle m’enseigne alors la formation qu’elle a pu suivre alors qu’elle était encore à la solde de la Légion d’Arès. Pour ce qui est de ma relation avec Charlie, elle n’est pas au beau fixe, on s’évite, se dispute. Il arrive parfois que l'on s’affronte, me croyant toujours coupable de ce qu’il lui est arrivé, elle continue de rejeter la faute sur moi. Alors, je m’éloigne d’elle quoique au fond, elle restera toujours dans mon cœur, elle est comme la soeur que je n’ai jamais eus, elle est de ma famille.

Malgré cela, nous continuons le combat et nous réalisons bien vite qu'un mutant, par vengeance, se met à s'attaquer aux humains. Embuscades, meurtres, assassinats, attentats, nous devons faire face aux diverses retombés et décidons de tout mettre en œuvre pour arrêter ce carnage face à ce groupe extrémiste. Malheureusement, nous n'y parvenons pas et la haine envers les mutants ne fait que s'accroître jusqu'à ce que les humains se mettent en tête de prendre les armes, une sorte de chasse aux sorcières se met alors en place. Trop dangereux, nous fuyons Washington DC dans l'espoir de continuer à mettre en sûreté les mutants en leur offrant une nouvelle vie, nouvelle identité tout en continuant d'affronter le groupe de Waverly, combattre l'SSG/La LA.


Saison 3/ 2017 : Aujourd’hui quelques mois ont passés, mois où j’ai dû réapprendre à vivre, à pardonner et à surmonter ce chagrin qui me tiraille. C’était le 25 mai 2017, la mort prématurée de Charlie qui perdit la vie lors d’une embuscade en se faisant tirer dessus par un des agents de l'SSG sous mes yeux. Elle mourut dans mes bras, les mains plein de son sang, les larmes aux yeux, je perdis une nouvelle fois une personne à qui je tenais malgré nos différents. Suite à cela, je fus complètement dévasté et encore aujourd’hui, j’ai du mal à y faire face. Mais je dois avancer pour ne pas sombrer une nouvelle fois. Puis Anthelme. Cet homme que je venais de découvrir, cette histoire qui commençait à peine détruit en un claquement de doigts par les hommes de l'SSG. Notre capture nous transforma littéralement. Changer, transformer, je compris que je devais mettre mes sentiments pour Anthelme de côté. Lui aussi profondément abîmé depuis notre capture (dans la saison 1). Il n’était plus le même, se mutilant dangereusement, son comportement à la limite du suicidaire nous mettant très en danger, Liam Marshall prit la décision de prendre soin de lui et de le mettre dans une institution protégée pour mutant en difficulté. Désormais cela fait trois mois qu’il s’y repose et je continue à prendre régulièrement de ses nouvelles, car quoi qu’il en soit, il restera toujours dans mon cœur.

Me voilà désormais à San Diego en compagnie de mon frère Roman, de mon Ex-Cami Walton et du reste de l’équipe de Caesar MacCarty/Liam Marshall sous le nom de Bethany Roscow. Souhaitant à présent m’impliquer davantage dans le combat face à Adrian et ses sbires, je pris la décision de suivre la formation de Sasha, le légendaire Camelia Noir, assassins. Mon mentor. C'est ainsi que le maniement des armes, arts martiaux, combat au corps-à-corps, espionnage, observation/surveillance, camouflage/disparition, informatique devint ma nouvelle mission. Autant de choses que je dois apprendre à maîtriser pour ma propre survie et celle de ma famille.




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Marah Darshkov
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